jeudi 1 janvier 2015



Heureux l'homme !




Heureux l’homme
qui ne prend pas le parti des méchants,
ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs 
et ne s’assied pas au banc des moqueurs,
mais qui se plaît à la Torah du Seigneur
et médite sa Torah jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près des ruisseaux :
il donne son fruit en sa saison
et son feuillage ne se flétrit pas ; 
 tout ce qu’il fait réussit.

Psaume 1,1-3




L'image est connue, paisible, souveraine : un arbre au bord d'un cours d'eau qui porte feuillages et fruits en abondance. Elle ouvre le livre des Psaumes, invitation à se poser sous son ombre immense. On devine l'enracinement auprès des eaux de vie, la pause quotidienne et silencieuse, la parole murmurée, méditée. La sagesse, le silence, la patience, l'amoureux dialogue intérieur. 
Jérémie déjà avait trouvé cet arbre, son arbre. Son texte apporte une précision : un verbe est caché dans la terre, mêlé aux racines.  Celui qui fait confiance au Seigneur "est comme un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines vers le cours d'eau". Certaines traductions proposent : "qui pousse ses racines". Le verbe hébreu ici employé est aussi souvent traduit par "envoyer". On entend l'énergie, la volonté. L'intuition d'un travail actif bien que souterrain; d'une force  secrète, cachée... et qui n'a pas fini de surprendre par ses fruits.

Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur
celui dont le Seigneur est l'assurance ! 
Il est comme un arbre planté près des eaux, 
qui pousse ses racines vers le cours d'eau : 
il ne voit pas venir la chaleur 
et son feuillage reste verdoyant ; 
dans l'année de la sécheresse, 
il est sans inquiétude
 et il ne cesse de porter du fruit.
Jérémie 17, 7-8

1 commentaire:

  1. Merci Isabelle. Votre site est très beau. je viendrai m'y nourrir. Merci aussi pour cette première méditation de l'année nouvelle!

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